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Virginie Foloppe : Dépersonnalisations au cinéma. Du traumatisme à la création

Collection Diotime 2.0. La philosophie augmentée - Novembre 2018







Parution Novembre 2018

Collection Diotime 2.0. La philosophie augmentée
246 pages - Format 16 x 19 - 26 €

Ouvrage richement illustré

ISBN n° 978-2-909140-377



L'affect de dépersonnalisation n'est pas uniquement une réaction psychique à un environnement défaillant. Il peut aussi être le levier de la création. L’analyse de Virginie Foloppe oscille constamment entre ces deux formes de dépersonnalisation. L'une relève donc de la création, qu'elle aboutisse ou non à une œuvre d'art, quand l'autre s'achève dans une destruction perceptible à travers la destinée tragique d'êtres privés de tout élan vital, après qu'ils aient été confrontés à des traumatismes ; deuil, envie, inceste, viol. L'art cinématographique crée une psyché flottante à même de réfléchir la mémoire sensorielle de situations traumatiques à la violence insoutenable et de nous livrer les moyens d'en sortir. Hitchcock, Vinterberg, et Kim Ki-duk, chacun avec un style singulier, composent des miroirs perceptifs capables de ne pas se confondre avec leur objet, mais de réfléchir l'autre voie de la dépersonnalisation.

La recherche de Virginie Foloppe, docteure en esthétique et sciences de l'art, est pluridisciplinaire : de la fabrique de l'écriture (article, essai, fiction) à celle des images (art digital, art vidéo) en passant par l'enseignement des arts (Panthéon-Sorbonne et Sorbonne Nouvelle) et un diplôme de psychologue clinicienne. Elle a déjà publié aux éditions Les Contemporains favoris : L’hémorragie des contemporaines, Nelly Arcan et Chloé Delaume (2015).



Prix : 26 € 

Livraison gratuite sous 48 h
(y compris à l'étranger, tous pays)

 Achat sécurisé via Paypal ou CB 




> Ebook disponible : 12,99 €




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TABLE DES MATIÈRES



Introduction, 9

I - Une mélancolie de l'autre sexe : Vertigo d'Alfred Hitchcock

Une femme saigne, 17
Un traumatisme visuel, 18
Autoportrait de l'artiste en dépersonnalisé, 20
Le crime de la mélancolie, 26
Au miroir de la création, 29
Je ne suis pas celle que vous croyez, 32
Dites-le avec des fleurs, 35
Cachez cette envie que je ne saurais voir !, 37
Quand la bisexualité est le fruit d'un pillage, 39
Dans la fabrique des images, 41
Poïétique du threesome, 44
De l'effeuillage au dépouillement, 46
L’envie du vagin, 50

II - Un visage informe : Time de Kim Ki-duk

Une injonction faite aux femmes ?, 53
D’une lèvre l’autre, 55
Dans la fente, 57
Préliminaires d'une chair dépropriée, 60
Un reste de sang, 63
Quand le visage s'abîme au contact de l'autre, 64
Les écorchés du verbe, 66
Retouche-moi jusqu'à l'impersonnalité, 68
Le crépuscule d'une personne, 71

III - La rencontre amoureuse : une naissance intime. L'arc de Kim Ki-duk

Séquestration intime, 75
La négativité d'un bain musical, 78
Du rapt d'enfant à la capture amoureuse, 79
Un miroir sonore mélodieux, 83
Une suture factice, 85
Des images mortes aux prises des amoureux-artistes, 87
S'arracher un bâillon psychique, 91
Une saisisseuse, 95
La perforation d'un hymen cérébral, 98

IV - Désincarnations : Samaria de Kim Ki-duk

Le stade du virtuel d'un avatar sans personne, 103
Le fétichiste et sa vierge virtuelle, 106
De l'avatar à l'imago. De la webcam à la caméra cinématographique, 109
To live in a lie, 111
Le ravissement d'une crise de dépersonnalisation, 113
Cinéma d'une origine coagulée, 116
Sculpter le désincarnat d'une Peau-dépersonnalisation, 119
Une fracture de la pensée, 121
De la dyade narcissique à la dernière dyade, 123
Psychés de passe, 127
Jouir avec les yeux, 130
Dans les plis de Vasumitra, 133
La dépersonnalisation par contagion chromatique, 136

V - Dans les yeux de ta jumelle. Festen de Thomas Vinterberg

De son visage coule une encre noire, 141
Retour vers une géographie maltraitante, 144
Linda : une morte inaperçue, 146
La pupille était en sang, 149
Un œil désincarné, 151
Images d'une corporelle-incorporelle, 153
Partenaires du vide, 155
Jouer à l'agresseur, 158
L'écran du traumatisme, 161
Un sujet femme-homme, 165
Snut : un jumeau paraphrénique, 167
Un clivage intrapsychique, 171
Œuvrer la sépulture d'une victime de l'inceste, 173

VI - De Vénus à Lucrèce. Corps exhibés corps violés

L'exhibition de Vénus, 177
Un trouble de la mémoire visuelle, 180
Poïétique de l'inceste, 183
Hyménographie du traumatisme ou quand le cinéaste vagine son image, 184
En un battement de paupière, 188
Crever la matrice du nu féminin : un hymne à la dépersonnalisation, 192
Un vidage hémorragique, 195
La putain se figure encore vierge, 199
Si j'étais un garçon : une érection déjà filmée, 201
La fleur des inconscients, 203

VII - Conclusion

Une hémorragie du féminin, 205
D'une catastrophe à l'autre, 208
Le réveil du père mort, 216
La matrice gémellaire de la dépersonnalisation, 221
Un écran authentique, 226

VII - Bibliographie, 231



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TÉMOIGNAGES & COMPTES-RENDUS


- Laurie Laufer (Directrice du Centre de Recherches Psychanalyse Médecine et Société, Professeur à l’Université Paris Diderot, Psychanalyste) : extraits du compte rendu de Laurie Laufer, figurant dans le rapport de soutenance de thèse de Virginie Foloppe (en date du 10 novembre 2011 à la Sorbonne Nouvelle).

- Des nouvelles du front...




Virginie Foloppe : L’hémorragie des contemporaines. Nelly Arcan et Chloé Delaume

Collection Œuvres complètes - Juillet 2015





106 p. . 15/21 . 18 €

ISBN n° 9782909140254



« Qu'est-ce que le contemporain ? », s'interroge Giorgio Agamben dans son essai philosophique éponyme. En tentant de répondre à la question, il se réfère conjointement à la figure de l'écrivain et à celle du sang. “Le poète, qui devait payer de sa vie sa contemporanéité, doit regarder fixement dans les yeux de son siècle fauve, sceller de son sang l'échine brisée du temps”, écrit-il. La singularité de l'artiste contemporain réside dans le paradoxe d'ouvrir/endiguer, paradoxe qui ouvre, à son tour, au fantasme de l'hémorragie. Et si l’hémorragie n'est pas endiguée en un geste créateur, elle livre le sujet aux affres d'un devenir informe, telle une flaque de sang sur le sol. 
Or pour l’auteure de cet essai littéralement renversant, l'organicité du corps des femmes peut être la référence charnelle de l'acte d'écrire. Dans la lignée des critiques de Luce Irigaray sur l’”envie du pénis”, l'analyse des œuvres de Nelly Arcan et de Chloé Delaume découvre des techniques d'invention de soi dans des environnements qui dévalorisent le sexe féminin. Quelles méthodes ces deux écrivaines mettent-elles en œuvre pour s'inventer et se désincarner des personnages féminins des romans familiaux compulsifs et empreints de domination masculine ? La science poïétique mise en œuvre - cette magie blanche et rouge de l’auto-engendrement littéraire - prend la forme d’une hystérologie, soit un renversement des sens, comme une femme-paternité venant en écho à l’homme-maternité d’Artaud.
Ainsi il est possible de se référer à l'organique pour sonder les blessures de l'humiliation sexuelle et voir comment, encré dans le sang qui s'écoule de plaies genrées, le verbe des deux écrivaines transgresse les limites de la ”différence des sexes”, saignant la voie créatrice des hémorragies contemporaines.

La recherche de Virginie Foloppe, docteure en esthétique et sciences de l'art, est pluridisciplinaire : de la fabrique de l'écriture (article, essai, fiction) à celle des images (art digital, art vidéo) en passant par l'enseignement des arts (Panthéon-Sorbonne et Sorbonne Nouvelle) et une formation de psychologue clinicienne.


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