Alain Robinet, "Morceaux choisis"






  Sommaire


NOTICE
Introduction
par Didier Moulinier
Repères biographiques
Bibliographie
BLIOS
Blios
Serpentins encerclent vrillent
Baguettes pyrpyr
Gesticules
Furia S°phon°
CH’I – I’CH
Ch’i – I’Ch
Stèle II
Stèle III
Stèle VI
Cligne une ligne
&KAIROS
&KAIROS VIII dit “A la conque l’argile/gent”
&KAIROS IX dit “Aux voix dénarrées” 
&KAIROS X dit “Aux tessons vernissés”
&KAIROS XIV dit “A la carapace de tortue”
&KAIROS XVI dit “A la pluie de lunules”
RAFFAL’ ‘LLANGU’
Dans le Bas-fouillis de la langue
D’ÉCRIRE
7 Ritournelles
Onyx-1
Onyx-2
Onyx 3
La Qu’une - V
La Qu’une - XIX
La Qu’une - XXI
La Qu’une - XXIV
La Qu’une - XXX
NOTICE (suite)
Exercices
par Didier Moulinier
       Jugements des contemporains





Une lettre inédite de Gilles Deleuze




Extraits



STELE II ... grappes rafales de fleurs irradient les mu­queuses de fleurs de pétales s'amassent s'évasent aux mas­toïdes enturbannent de lanières de paroles lettres distribuées dans le corps de paroles en bandes chaulées, les claires dripées rigolent irriguent les lèvres d'or, de fourrure cigalée parfums stroboscopiques parfums labyrinthiques en la masse de la masse entaillée du clitoris où les poinçons étrillent les souffles, où sans antécédent le poème est articulation de l'énuméré, conjonction du juxtaposé, souffles saturant les ori­fices trouent d'une foudre blanche, d'un nuage de signes feu sans matrice, sous matière placentaire frôle diffuse une brume brûnatre sur fonds de stries rouges & martèle cette bruine vio­lacée dure virevolte et volète d'empans d'éclats de grumeaux éjectés, d'une tapée bleue oblique oeil d'un trait fracas cassure du solstice boule de syllabes, perpétuelle irruption d'instants, terreurs, désirs discontinus, houle de syllabes turbinant en frottées brunes-ocres sous la peau crissent hurlantes plus noires à l'épigastre des élisions cascadées le liseré velu & vé­laire se révulse vulvaire & bleue est la crispure bouche mas­tiquant le souffle l'avalant le crachant jaune, errer entre les lignes à respirer l'odeur labyrinthique , brun-roux des viscosi­tés déployées ultimes étirement ultime aloué à la lhuette sil­lon de la poussière zébré lacéré glacé de coups de glotte, dès l'origine un mouvement happant l'immobile épars, l'éparpillant, toi sans toi, la parole retombe en mots, la mé­moire en instants, cris abrupts, d'en haut du gosier retournant dans la cavité sans poils, des grelôts craquèlent le blanc, croustillant, morcèlent la lumière & oscille le vide sans axe diffusion noire, plus noire que le noir & coule & roule d'angstrîms qu'inondent un essaim d'alcool, dislocation sans lieu, sans voix, sans nom, grésille à l'hypophyse & l'aphase de cette fascination éblouie aveugle choc de l'air-organes bat le sang balançant de droite de bas un frottis de la brèche apos­trophe & de nouveau au rouge bougent les tirets, les flèches, le traits (brasillent sous) fissure pénètrées, trou du ciel tres­saillent sous le choc les nervures, les racines, les veines cou­leurs expulsées crasse rouge vents, pan durs peignent les hautes futaies le pylore & brille dans sa fibre décorde désac­cords le fil acoustique flambe semence labiale, souffle pourpre flambe en bribes cramoisies la zone foetale, là de hautes volées de hautes heurtées violettes claquent en ban­nières lettrées mandala du pubis, langue retournée saquant les souffles noirs, frottant un espace sans limite, tresse de plumes la langue, gerbes de crosses de bruyères en bruit de cataracte & s'éparpille, séparé syllabes germes, souffles sac­cadés, saccageant de 2 trous qui font la vie poudroie la sur­plissure, la surpicure nuées des palabres, nuées des oiseaux sous les feuillages lamellés (...)